Cette sous-espèce nordique du léopard se caractérise, entre autres différences, par une fourrure plus fournie. Par William Warby

Le léopard de l’Amour : les derniers individus

Le léopard de l’Amour, aussi appelé panthère de l’amour ou panthère de Chine, est en voie de disparition car son habitat disparaît.


Darla, femelle panthère de l’Amour au Zoo de Tallinn
Par Mona-Mia

Le léopard de l’amour possède une épaisse fourrure tachetée qui se distingue de celle des autres panthères. Plus petit que son cousin africain, ce léopard est devenu extrêmement rare dans la nature. Nous sommes passés de 50 individus à environ 7 à 12 individus en Chine et entre 20 et 25 en Russie. Il a déjà perdu 90% de son espace vital en raison de la déforestation. Mais il fait aussi l’objet d’une réelle persécution. La médecine chinoise attribuant à sa dépouille des vertus médicinales, il est chassé à outrance.

200 félins environ se trouvent actuellement repartis dans les zoos du monde entier.

Tout n’est pas perdu. Aujourd’hui, de grandes étendues de forêt – habitat idéal de la panthère – subsistent encore. Si ces zones peuvent être protégées de l’exploitation forestière excessive, des feux de forêts endémiques et des braconniers, il existe une chance de faire croître la population sauvage de cet animal emblématique.

En 2012, les autorités russes ont créé le parc national du « Land of the leopard » qui s’étend sur quelques 262 000 hectares au sud-ouest de la province du Primorié, dans l’Extrême-Orient russe, et couvre environ 60 % de l’habitat du félin. Plus important encore, le parc abrite toutes les aires de reproduction du léopard de l’Amour. 


Jeune léopard de l’Amour au Zoo de Colchester.
Crédit photo : Keven Law 

Les équipes du WWF poursuivent leur travail de suivi de la population de panthères de l’Amour et de son milieu. En 2007, le WWF et d’autres défenseurs de l’environnement ont fait pression sur le gouvernement russe pour qu’il modifie le tracé d’un oléoduc qui aurait menacé l’habitat de la panthère de l’Amour.